Le Maroc établit sa première zone industrielle pour les batteries de voitures avec des investissements de 24 milliards de dirhams.

Le conseil de gouvernement a donné son feu vert pour le projet de décret n° 2.24.257, qui porte sur la mise en place de la zone d'accélération industrielle de Jorf, s'étendant sur 228 hectares. Cette initiative, axée sur la production de batteries et de leurs composants, positionnera le Maroc en tant que leader dans l'industrie automobile sur le continent africain, en le plaçant au cœur de la mobilité électrique et écologique. Cette nouvelle zone industrielle vise à attirer des investissements d'environ 24 milliards de dirhams et à générer 4000 postes d'emploi durables.

Le Maroc établit une nouvelle zone industrielle couvrant une superficie de 283 hectares, qui accueillera trois premiers investissements annoncés pour une valeur totale de 24 milliards de dirhams (2,3 milliards de dollars), créant ainsi 4 000 emplois, selon Riad Mezzour, ministre de l'Industrie et du Commerce, dans une déclaration au journal "Al-Sharq".


Le décret établissant la "Zone d'Accélération Industrielle Jorf" a été approuvé lors de la réunion hebdomadaire du gouvernement le jeudi 21 mars. Cette zone devrait englober des activités liées à la fabrication de batteries pour voitures électriques et tous leurs composants, y compris la production de matières premières pour cathodes et le recyclage de la "masse noire".


Située à approximativement 100 kilomètres au sud de Casablanca, près du complexe industriel du groupe OCP (Office Chérifien des Phosphates), qui est le plus grand producteur d'engrais au monde, cette zone est entourée de plusieurs investissements dans le secteur des industries chimiques et para-chimiques.


Cette initiative répond à une demande croissante d'investissements, poussant le Maroc à étendre sa deuxième plus grande zone industrielle.


Le ministre marocain a mentionné que c'était la première fois qu'une zone industrielle dédiée à la fabrication de batteries électriques était créée dans le royaume. Il a également révélé que les premiers investissements avaient commencé à se concrétiser sur le terrain, citant un projet conjoint entre le fabricant chinois de composants de batteries CNGR et le fonds d'investissement privé africain Al Mada, basé au Maroc.


Il est prévu que les deux autres projets d'investissement dans le secteur chimique, visant à valoriser les produits du groupe OCP, propriété de l'État et deuxième plus grand producteur de phosphate au monde, débutent prochainement.


Les activités accueillies dans cette zone incluront aussi les industries minières, mécaniques, électriques, électroniques, automobiles et les services associés. Selon le ministre, on s'attend à ce que cette zone attire bientôt de vastes projets d'investissement pour explorer les moyens de son expansion.

# EPCC

Le Maroc établit sa première zone industrielle pour les batteries de voitures avec des investissements de 24 milliards de dirhams.
ZOULIKHA 28 mars 2024
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